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Conférence Ministérielle de Marseille

S.E. M. Rocen : “Le Monténégro veut apporter sa pierre au succès et à la reconnaissance de l'Union pour la Méditerranée”

Depuis la Conférence Ministérielle du “Processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée”, Palais du Pharo, 4 novembre 2008, Marseille, France


Ce midi, mardi 4 novembre 2008, au terme de trois heures de session plénière à huis clos dans le hall d’exposition du Palais du Pharo, le Ministre monténégrin des Affaires Étrangères, S.E. M. Milan Roćen, et les 42 autres chefs de diplomatie des pays européens et méditerranéens signataires de l’acte fondateur de l’Union pour la Méditerranée (UPM) [1], ont adopté la Déclaration Finale de la Conférence Ministérielle du “Processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée”, qui s’est ouverte hier après-midi à Marseille, Bouches-du-Rhône (13), France, sous la co-Présidence de LL.EE. MM. Bernard Kouchner, Ministre français des Affaires Étrangères et Européennes, et de son homologue égyptien Ahmed Aboul Gheit.

Pour sa part, S.E. M. Milan Roćen, Ministre monténégrin des Affaires Étrangères, 3-4 novembre 2008, Marseille, France dans son intervention, le Ministre Roćen a tout d’abord vivement félicité la Présidence franco-égyptienne pour la qualité des travaux préparatoires qu’elle a menés, et ses efforts pour assurer le succès de la Conférence. Il a ensuite de nouveau remercié l’ensemble des pays qui ont permis au Monténégro de devenir membre à part entière de la nouvelle institution Euro-Méditerranée, soulignant que “le Monténégro, en adéquation avec son ambition européenne, contribuera de tous ses moyens, dans le cadre du partenariat, à ce que la Méditerranée devienne une zone de paix, de stabilité, de prospérité, de respect des principes démocratiques et des droits de l’homme et des libertés.”
Rappelant que les états de l’Adriatique ont une longue expérience de coopération régionale dans tous les domaines, le Ministre Roćen a déclaré que son pays “veut apporter sa pierre au succès et à la reconnaissance de l’UPM, et que l’institution Euro-Méditerranée pourra compter à tous les niveaux sur l’expérience et la volonté du Monténégro à participer à une action cohérente et coordonnée dans la région, axée sur des projets régionaux et transnationaux.”
En conclusion de son allocution, le Ministre a informé ses partenaires que le Monténégro se tenait prêt à accueillir toutes futures réunions de l’UPM, y compris ministérielles.

Photo de famille de la Conférence Ministérielle du “Processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée”, 3-4 novembre 2008, Marseille, France

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Déclaration finale de la Conférence Ministérielle de Marseille, 4 novembre 2008

À ce stade de la mise en place des structures institutionnelles de l’UPM, après de longs mois de blocage et de négociations, la Conférence de Marseille peut être considérée comme un franc succès.
La première annonce importante de sa Déclaration Finale est que le siège de l’UPM sera à Barcelone, en Espagne.
La France — qui souhaitait que le Secrétariat revienne à un pays de la rive sud, soutenant plus précisément la candidature de Tunis — s’est vue opposer un refus catégorique de la Syrie, estimant que la participation de l’État hébreu au partenariat Euro-Méditerranée était incompatible avec le fait qu’une métropole arabe puisse accueillir l’exécutif de l’UPM.
Pour la Conférence, le choix de la capitale espagnole s’est donc imposé de façon à “garder un lien” entre le Processus de Barcelone et l’UPM, bien que la volonté du Président français Nicolas Sarkozy ait été justement — à travers son projet d’UPM défendu comme “novateur, ambitieux et efficace” — d’instaurer une rupture avec le Processus de Barcelone, initié en 1995 et qui s’est enlisé dans une politisation de ses objectifs et une incapacité patente à établir un dialogue politique entre Israël et les pays arabes. Toutefois, dans cette idée de rupture voulue par la France, la Conférence a décidé, parallèlement au choix de la capitale espagnole, d’abandonner le nom de “Processus de Barcelone : Union pour la Méditerranée” pour le simplifier en “Union pour la Méditerranée”.
La seconde grande avancée de la Conférence est d’être enfin arrivée à dégager un consensus sur le point de désaccord avec Israël concernant la participation de la Ligue Arabe, finalement acceptée comme membre à part entière de l’UPM en échange de la création de cinq postes de Secrétaires-Adjoints, dont un “réservé” pour Israël.

La Déclaration Finale de la Conférence de Marseille remercie le Monténégro ainsi que la Bosnie-Herzégovine, la Croatie et l’Albanie, pour leur détermination et leur décision de s’unir “pour contribuer au succès de l’intégration des pays de l’Adriatique dans les initiatives et projets actuels et futurs pour la région euro-méditerranéenne.”

Ci-après figure l’enregistrement audio de la conférence de presse finale (en français) donnée par les Ministres Messieurs Kouchner et Aboul Gheit, à Marseille, France, le 4 novembre 15h00 :

IMG/mp3_upm04082008.mp3

[1] Les 27 pays de l’Union Européenne (UE), 10 États de la rive sud du bassin méditerranéen — l’Algérie, l’Égypte, Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Mauritanie, la Syrie, la Tunisie et la Turquie — plus l’Autorité Palestinienne, ainsi que l’Albanie, la Croatie, la Bosnie-Herzégovine et Monaco. Seule la Libye de Mouammar Kadhafi, invitée au Sommet de Paris, a refusé d’y participer.

Crédits photographiques : © Frédéric de La Mure/Ministère des Affaires Étrangères et Européennes 2008.
Crédit audio : © Ministère des Affaires Étrangères et Européennes 2008.

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